Fédération CGT des Cheminots


EIA : ARRÊTONS DE SUBIR !

Processus managérial

| Maîtrise et cadres UFCM

L’EIA (entretien individuel d’appréciation), c’est le moment pour négocier des moyens en corrélation avec l’atteinte des objectifs que nous sommes censés partager. Et lorsque que les objectifs ne sont pas partagés, c’est aussi l’occasion d’exprimer nos réserves.

UN EIA MAL-PRÉPARÉ ET SUBI, C’EST SE METTRE EN DANGER !

Les risques pour les salariés cadres lors de leur EIA peuvent générer une pression non-supportable pour atteindre des objectifs irréalistes. Le manque de reconnaissance de leur travail, la mise en concurrence avec leurs collègues et le risque de subir des discriminations ou des mesures injustes liées à la gestion des ressources humaines peuvent les conduire jusqu’au « burn-out ».

Négocions des objectifs réalisables en respectant sa capacité de travail et le temps que l’on y passe.

L’entreprise a une obligation de résultats et le salarié une obligation de moyens.

Le salarié, quel que soit son grade, n’a qu’une obligation de moyens, il doit faire le travail qui lui est commandé pour contribuer à l’objectif général, mais ne peut pas endosser de responsabilité personnelle si le résultat n’est pas
atteint.

À titre d’exemple :

Le représentant de l’employeur ne peut pas donner pour objectif zéro accident du travail de l’équipe, zéro incident ou encore le doublement du chiffre d’affaires. Mais il peut donner pour objectif de garantir la priorité de veiller à l’application des normes, si l’ensemble des moyens sont attribués.

DONC NE VALIDONS QUE DES OBJECTIFS DE MOYENS !
NÉGOCIONS DES MOYENS POUR ATTEINDRE CES OBJECTIFS

Les encadrants, comme tous les salariés, se trouvent confrontés à des buts définis par la prescription. Pour réaliser du travail bien fait, ils ont besoin de débattre et de négocier avec le ou les prescripteur(s) pour obtenir les moyens nécessaires à une production qui réponde aux exigences et prescriptions de qualité et de sécurité.

À titre d’exemple :

Le nombre d’heures ou de stages de formation pour soi ou les agents subordonnés, les effectifs pour tenir la charge, le matériel informatique nécessaire, etc.

SI LES MOYENS NE SONT PAS ACCORDÉS, LES OBJECTIFS NE PEUVENT ÊTRE VALIDÉS !

Accepter des objectifs inatteignables sans moyens, c’est aussi accepter de ne pas pouvoir les dénoncer en cas de procédure disciplinaire, d’écartement de processus de déroulement, de destitution du poste tenu comme en cas d’incident ou pire.

N’OUBLIONS PAS NOS RESPONSABILITÉS JURIDIQUES !

La délégation de pouvoir de l’employeur responsabilise les encadrants sur LES prescriptions.

Cette délégation de pouvoir tourne autour du triptyque autorité, moyens et compétences.

Pour la CGT et son UFCM, les compétences liées à l’expérience, la formation et aux savoir-faire sont la condition première pour lui permettre d’apprécier et exiger les moyens nécessaires pour faire correctement son travail ou réaliser ses missions.

L’autorité donnée se définit par la responsabilité de prévoir, de diriger, contrôler et coordonner les activités d’une partie d’une entreprise ou d’une organisation avec le pouvoir de commandement correspondant par délégation de l’employeur et sous son autorité.

La délégation de pouvoir, et donc sa responsabilité juridique sur les collectifs qui leur sont subordonnés, ne peut s’exercer qu’une fois ces deux premières conditions remplies.

CETTE DÉLÉGATION DE POUVOIR DOIT ÊTRE CLAIREMENT DÉFINIE PAR ÉCRIT.

Lors de nos EIA, exigeons :

  • Une charge de travail qui soit compatible avec les 1589h annuelles qui nous sont payées ;
  • Un temps de présence suffisant auprès des collectifs subordonnés, ce qui suppose un ajustement des tâches de reporting (communication des données) et de certaines réunions qui surchargent les emplois du temps ;
  • Des appuis de proximité réactifs pour les services nécessaires aux cheminots ;
  • Des appuis techniques en proximité pour garantir la qualité de la production ;
  • Des moyens humains, matériels et financiers qui concourent à l’application de nos missions.

La plateforme Station C n’a pas été conçue pour apporter des réponses et préparer sereinement les EIA. La CGT a exprimé ses inquiétudes à la direction. Les réponses apportées montrent qu’il est un outil managérial au service de l’employeur, mais pas des agents (N+1 et audité).

⇒ L’UFCM-CGT met un guide à la disponibilité des deux intervenants de l’entretien : voir le guide

Bonne lecture !

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UNE DIRECTION DANS LE DÉNI !

GT Encadrement

| Maîtrise et cadres UFCM

Consciente a minima du mal être de l’encadrement et d’une certaine défiance, à l’issue des NAO 2024, la direction a proposé la mise en place d’un groupe de travail  « encadrement ».

La CGT, afin de gagner de nouveaux droits objectifs et opposables, ainsi que pour obtenir une amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise, a décidé de participer à la démarche.

Mais force est de constater qu’après presque un an, ce groupe de travail n’est toujours pas mis en place !

Aussi, l’UFCM-CGT a décidé de poser une DCI sur les points suivants :

  • Charge et temps de travail des ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise (ICTAM) ;
  • Qualifications, savoirs et savoir-faire, formation professionnelle ;
  • Reconnaissance de la pénibilité au travail des ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise (ICTAM), qui permet de travailler à améliorer les conditions de vie et de travail.

TEMPS ET CHARGE DE TRAVAIL : CIRCULEZ, Y A RIEN À VOIR !

Pour la direction, l’accord forfait-jours est un bon accord qui répond parfaitement aux besoins des ICTAM. Il n’y a pas de réels problèmes de charge et de temps de travail. Si tel est le cas exceptionnellement, c’est que le dispositif d’alerte n’a pas été activé par les principaux intéressés. Le baromètre « C’est à vous » est bon !

L’UFCM-CGT dénonce le constat ubuesque de la direction concernant une supposée satisfaction de l’encadrement vis-à-vis du forfait en jours. L’encadrement est critique et lucide des dérives permises par l’accord actuel.

Des mesures et outils simples à mettre en place existent pourtant et seraient un signe fort de de reconnaissance des ICTAM et d’amélioration de leurs conditions de travail. L’UFCM-CGT revendique un réel droit à la déconnexion afin de préserver l’équilibre vie pro / vie perso des ICTAM !

CLASSIFICATIONS-RÉMUNÉRATIONS : UN MAUVAIS ACCORD

Les cheminots déplorent le manque de formation initiale et continue nécessaire pour leurs postes et demandent des parcours professionnels incluant une formation qualifiante. L’UFCM-CGT souligne l’importance des lignes métiers et d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots. La classification actuelle permet de tordre les métiers et refuse de reconnaître les qualifications ainsi que les diplômes.

L’UFCM-CGT dénonce notamment les dérives des formations complémentaires à l’assessment sur SNCF Réseau qui distinguent les cadres managers des autres et exige plus de transparence et d’équité dans les processus d’avis croisés pour les futurs cadres supérieurs.

INGÉNIEURS, CADRES, TECHNICIENS, AGENTS DE MAÎTRISE :
L’UFCM-CGT EXIGE UNE RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ
À LA HAUTEUR DES ENJEUX !

Très forte remontée lors du dernier congrès de l’UFCM-CGT et par les cheminots sur le terrain, la reconnaissance de la pénibilité au travail des ICTAM est essentielle pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. Cela inclut le stress lié aux responsabilités, les astreintes et l’adaptation fréquente des horaires.

L’UFCM-CGT propose d’intégrer les postes d’astreinte, de DPX et assistants DPX à la liste emplois-repères à pénibilité avérée (ERPA) afin qu’ils soient compensés par des repos supplémentaires et des possibilités de départs anticipées à la retraite, ainsi que la prise en compte des contraintes du travail en open-space et en flex-office dans la charge mentale et le stress lié au travail.

Le spécifique est un rempart contre les dangers du syndicalisme catégoriel, dont le premier est la division du salariat avec une forme de repli identitaire.

La CGT revendique un Nouveau Statut du Travail Cheminot (NSTC) qui permette d’ancrer des droits transverses et similaires pour l’ensemble des cheminots de la branche, qu’ils soient statutaires ou contractuels, du GPU ou d’une autre entreprise ferroviaire (EF).

Ce nouveau statut, fondé sur des bases de solidarité et d’égalité intergénérationnelles entre cheminots actifs et retraités, doit nous permettre d’élever le rapport de force afin de gagner collectivement la réunification des chemins de fer publics !

RASSEMBLÉS ET ORGANISÉS AVEC L’UFCM-CGT,
CONTINUONS COLLECTIVEMENT À ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCE
ET EXIGEONS DES RÈGLES ET REPÈRES COLLECTIFS
SOUS CONTRÔLE SOCIAL !

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L’ULTRA-FINANCIARISATION AU DÉTRIMENT DU SERVICE PUBLIC !

Asset management

| Maîtrise et cadres UFCM

La casse de l’entreprise publique SNCF, opérée depuis des années par les directions et gouvernements successifs, n’a eu de cesse d’abaisser la qualité de service due aux usagers en supprimant de l’emploi et en amoindrissant le cadre social des cheminot·e·s, dans une recherche effrénée de gain de productivité : l’« Asset management » s’inscrit dans cette logique à un degré supérieur.

Depuis les contre-réformes et mauvaises lois de 2014, 2016 et 2018, la SNCF s’est lancée dans une fuite en avant à la recherche de profits court-termistes, en bradant l’emploi, les conditions de travail et l’intérêt du plus grand nombre en matière de transport public de voyageurs et de marchandises. À l’aune du projet « Résonances » envisagé à la SA Réseau, un anglicisme emprunté au champs sémantique du capitalisme a progressivement fait surface : il s’agit de « l’Asset Management ».

Cette appellation englobe l’ensemble des méthodes et des processus qui visent à « optimiser la gestion et la rentabilité des actifs d’une entreprise ». En d’autres termes, l’introduction de cette pratique dans le fonctionnement de l’entreprise vise à gérer les investissements maintenance et travaux, les infrastructures, les bâtiments, l’ingénierie, et peut-être demain le personnel, sa rémunération et sa prévoyance santé/ retraite, comme s’ils n’étaient que de simples actifs financiers, dans l’unique but d’optimiser leur gestion pour maximiser les profits, transformant le service public ferroviaire en une simple activité marchande.

POUR L’UFCM-CGT, IL EST NÉCESSAIRE DE REVENIR
À UNE ENTREPRISE PUBLIQUE, UNIQUE ET INTÉGRÉE !

Une des conséquences directes de l’asset management est l’accélération des processus de transferts de lignes, de travaux de maintenance et d’investissements, ou encore de personnel à des opérateurs privés, ce qui aggraverait la dégradation du service public ferroviaire dans les zones décrétées comme « non-rentables » par l’entreprise et les autorités organisatrices (LDFT, lignes UIC 7 à 9…). L’abandon de pans entiers du territoire au profit de filiales gavées d’argent public accentuera les inégalités et disparités territoriales, les fermetures de lignes et la déshumanisation des gares.

En outre, la volonté de rentabilité financière réduit mécaniquement les investissements dans la maintenance et le renouvellement des infrastructures, mettant ainsi en danger la sécurité des usagers, des cheminots et des circulations. Cette logique conduit inexorablement à des suppressions de postes, à la dégradation des conditions de travail et à une précarisation accrue de l’emploi. C’est ce même principe de gestion du patrimoine SNCF comme un produit financier lambda qui a conduit Gares & Connexions à défigurer les gares en les transformant en de vulgaires centres commerciaux et relais colis ! C’est également par ce biais que SNCF Immobilier est parti à la chasse au moindre mètre carré à économiser, ce qui a mené à la mise en place progressive des flex-office, au détriment des conditions de vie et de travail des cheminots et de leurs parcours professionnels.

PARCOURS PROFESSIONNELS MENACÉS, SOUFFRANCE AU TRAVAIL
ET DÉGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL :

L’UFCM-CGT DIT STOP !

 

L’accord classifications / rémunérations, que la CGT est la seule organisation syndicale à ne pas avoir signé, a fragilisé les parcours professionnels, entraînant une perte de sens du travail et une souffrance au travail de plus en plus grande. Après la réorganisation FGA (Frais Généraux Administratifs) et l’opération « business partner », le déploiement des métiers asset management à la SA Réseau dans le cadre du projet « Résonances » va amplifier la recherche incessante de rentabilité à court terme, au détriment de l’humain et des conditions de travail.

Pour l’UFCM-CGT, la priorité donnée par l’entreprise à la rentabilité financière et à la maximisation des profits n’est pas une fatalité ! Le mécontentement vis-à-vis de la politique de l’entreprise démontre que les cheminots ne sont pas résignés et cultivent l’espoir du retour des jours heureux, de la voie du service public SNCF et d’un cadre social protecteur !

L’UFCM-CGT REVENDIQUE :

  • Le retour à une entreprise SNCF 100 % publique, unique et intégrée, un moratoire sur la discontinuité de FRET SNCF et l’arrêt du processus de filialisation TER, Transilien et Intercités,
  • Une loi de programmation pluriannuelle pour la modernisation du système ferroviaire,
  • L’instauration de parcours professionnels qui intègrent une formation qualifiante reconnue par le salaire, la reconnaissance de la pénibilité pour améliorer les conditions de vie et de travail et l’ajout de métiers à la liste des métiers à pénibilité avérée,
  • La mise en place d’un décompte horaire pour contrôler le temps de travail mais aussi le temps de repos, pour un véritable droit à la déconnexion afin de baisser la charge mentale chez les ICTAM,
  • Une grille salariale unique valable pour l’ensemble des cheminots de la branche, dans laquelle l’ancienneté des cadres contractuels est reconnue au même titre que les cheminots statutaires, contrairement à aujourd’hui,
  • La mise en place d’un nouveau statut du travailleur cheminot pour l’ensemble des salariés de la branche ferroviaire.

RASSEMBLÉS ET ORGANISÉS AVEC L’UFCM-CGT,
ÉLEVONS COLLECTIVEMENT LE RAPPORT DE FORCE
POUR REVENDIQUER UNE ENTREPRISE SNCF PUBLIQUE À VISAGE HUMAIN !

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CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL, L’UFCM CGT LANCE L’ALARME !

Encadrement

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 10 septembre s’est déroulée la seconde rencontre en bilatérale sur le vaste sujet de l’encadrement, en amont d’une future table ronde.
Rapidement, une troisième bilatérale devrait être convoquée. La direction du GPU semble tétanisée dans l’attente politique de la nomination d’un gouvernement et la fin de mandat du président de la SNCF.

Il y a pourtant urgence, les conditions de travail deviennent intenables pour une grande partie des maîtrises et cadres.

Si les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise restent les premiers défenseurs de leurs métiers, elles et ils alertent régulièrement nos militants de l’UFCM-CGT sur leur charge de travail, de plus en plus intenable. Nombreux nous disent devoir travailler le soir et les jours de repos pour tenir les impératifs de production et soulager un peu leur quotidien au travail. Pour autant, le travail continue de s’accumuler et le niveau de charge mentale n’a jamais été aussi élevé.

AIMER SON TRAVAIL, CE N’EST PAS SE SACRIFIER POUR LUI !

Si ce phénomène n’est pas nouveau, il semble prendre une ampleur nouvelle pour quatre raisons structurantes :

  • La réglementation a effacé le décompte des heures de travail et ne garantit pas les temps de repos. Les dispositifs d’alerte du forfait jours sont inefficaces.
  • La formation nécessaire à la tenue du poste est insuffisante : manque de temps, concentration des écoles de formation, sous traitance, absence de tuilage, etc.
  • Les parcours pro sont illisibles dans une entreprise en complète explosion, où les qualifications ne sont plus reconnues par la classification des métiers, où les seuls palliatifs sont les sujétions et autres rémunérations variables, aléatoires et conditionnées. La CGT revendique des dispositifs d’évolution communs à l’ensemble du Groupe, reposant sur des principes d’impartialité et d’objectivité et sous le contrôle social des organisations syndicales, donc des représentants du personnel.
  • Une pénibilité causée par les aléas, les périmètres d’astreinte, l’absence de moyens humains dans les équipes, la multiplication des tâches, l’absence ou l’insuffisance d’assistants DPX, DUO, etc. ni reconnue, ni corrigée ou combattue, ni même compensée par un départ anticipé.

ASSEZ ! LA DIRECTION EST AUJOURD’HUI DEVANT SES RESPONSABILITÉS !

La direction s’englue dans un paradoxe entre exigences du service public, de la sécurité ferroviaire, de la qualité du travail et des objectifs financiers intenables dans un processus de privatisation par morceaux.

Face aux risques psycho-sociaux grandissants pour les cheminots maîtrises et cadres, l’UFCM a rappelé à l’employeur sa responsabilité pleine et entière de la santé au travail. La direction RH du GPU est sommée d’agir et de ne pas se cacher derrière une pseudo-autonomie des sociétés !
Aujourd’hui, la DRH n’évoque plus qu’un groupe de travail employeur – OS pour observer ou recommander un changement de culture. Non, il faut une négociation pour obtenir des droits !
L’UFCM-CGT a remis le cahier revendicatif avec des urgences à traiter pour renégocier le temps de travail et le charge de travail a priori, pour des parcours pro transverses et transparents, pour la reconnaissance des qualification et la formation, pour des mesures de correction et de compensation de la pénibilité. La définition et la tenue des cadres d’organisation, construits par le dirigeant en proximité en y associant l’expertise des salariés, demeurent la solution pour une organisation stable, suffisamment dimensionnée, pour bien travailler.

La Fédération CGT des cheminots exige l’ouverture d’une négociation salariale pour l’ensemble des cheminots reposant sur une grille pour tous les cheminots (contractuels et statutaires).

La direction est restée peu loquace et nous évoque une étude interne réalisée cet été dont nous exigeons toute la transparence. En séance, la direction s’est montrée attentive aux revendications portées par la CGT. Il nous faut maintenant, tous ensemble, exiger leur satisfaction.

POUR LE CHANGEMENT, POUR IMPOSER L’ESPOIR ET UN AVENIR MEILLEUR, L’UFCM-CGT APPELLE TOUS LES MAÎTRISES ET CADRES, DE TOUTES LES ENTREPRISES FERROVIAIRES À SE MOBILISER PAR LA GRÈVE ET LES MANIFESTATION LE 1sup>ER OCTOBRE 2024.

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PORTONS L’ESPOIR !

| Maîtrise et cadres UFCM

Emmanuel Macron veut poursuivre ses orientations politiques et économiques, comme s’il ne s’était rien passé dans les urnes.

La CGT a pris ses responsabilités en appelant à voter pour le programme du Nouveau Front Populaire (NFP) et en mobilisant très largement contre l’extrême droite. L’espoir suscité doit se matérialiser.

L’extrême droite et ses alliés ont été mis en échec. Le plus grave a été évité, même si des incertitudes demeurent quant à la constitution d’un gouvernement résolument tourné vers le progrès social.

La responsabilité des élus du Nouveau Front Populaire est immense. Le second tour oblige aussi tous les députés qui ont été élus grâce aux voix
des électeurs du Nouveau Front Populaire.

Les Ingénieurs, Cadres, Techniciens et Agents de Maitrise (ICTAM) ont largement compris et partagé ce positionnement ; la poussée de la gauche et le vote de colère en direction du RN démontrent une volonté d’une réorientation sociale dans le pays. La présidence d’Emmanuel Macron a tiré vers le bas l’ensemble des travailleurs. Les services publics, notamment la SNCF avec son explosion en 2018, ont été affaiblis.

Le futur gouvernement devra prendre des décisions stratégiques. L’avenir de la SNCF est lié au futur exécutif. L’espoir suscité par le vote est immense, nos exigences sociales le sont tout autant. En cela, nous exigeons :

  • ▪ L’abrogation de la réforme des retraites ;
  • L’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux ;
  • L’égalité professionnelle femmes-hommes ;
  • Le retour à l’unicité de l’entreprise SNCF ;
  • L’arrêt du processus de privatisation de Fret SNCF par la mise en place d’un moratoire sur le plan de discontinuité, comme le recommande un rapport d’enquête parlementaire ;
  • L’arrêt de la concurrence dans le transport ferré de voyageurs et sa logique de filialisation, dans le cadre des appels d’offres pour les TER, qui conduit au transfert des cheminots dans des sociétés privées ;
  • Des conditions sociales de haut niveau pour l’ensemble des cheminots du secteur ferroviaire ;
  • Une vraie politique de réindustrialisation du pays ;
  • La garantie des libertés, en commençant par voter une amnistie des militants syndicaux condamnés lors d’actions revendicatives.

Le plan à 100 milliards pour le rail d’ici 2040 doit être fléché. Un exécutif progressiste serait à même de bâtir un projet de loi de financement des
infrastructures ferroviaires. Un tel texte pourrait trouver un large consensus, car il répond aux besoins de rail dans les territoires.

Le 18 juillet prochain, la Fédération CGT des cheminots appelle ses syndicats à organiser, en lien avec les structures interprofessionnelles, des rassemblements devant les préfectures et à Paris à proximité de l’Assemblée nationale pour exiger la mise en place d’un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire.

NE NOUS FAISONS PAS VOLER NOTRE VICTOIRE !

L’UFCM-CGT invite l’ensemble des cadres et maîtrises du ferroviaire à être attentifs et à participer aux initiatives CGT qui auront lieu près de leurs lieux de travail, de vie et de congés, dès le 18 juillet mais aussi durant tout l’été, sur ces sujets comme sur ceux des problématiques du quotidien.

L’UFCM-CGT prépare son Congrès. Au coeur de ses débats : le rôle, la place, les besoins des cadres et maîtrises pour bien vivre, bien travailler, bien organiser le travail.

Cet été, peut-être que, encore plus que d’habitude, les cadres et maîtrises vont subir une forte pression pour réaliser coûte que coûte la production et pallier le manque d’emplois.

Les syndiqués UFCM-CGT seront à vos côtés !

Des rendez-vous seront organisés sur tout le territoire, sous forme d’assemblées générales ou autres. Venez discuter, échanger. Rapprochez-vous de nos militants pour construire ensemble les revendications et débattre des modes et moyens de mobilisation.

ENSEMBLE,
TOUS CHEMINOTS,
PLUS NOMBREUX,
PLUS FORTS !

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TOUS CONTRE L’EXTRÊME DROITE POUR UNE PERSPECTIVE DE PROGRÈS !

Élections législatives

| Maîtrise et cadres UFCM

L’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale place l’extrême droite à la porte du gouvernement.

Ces événements politiques ne sont pas neutres pour le salariat, qui plus est :

Dans une entreprise publique de service public
Les donneurs d’ordre, qu’ils se disent actionnaires uniques ou autorités organisatrices de la mobilité, sont les membres du gouvernement et les conseillers des régions administratives. Le président du GPU SNCF est nommé par décret signé par le président de la République, sur proposition du Premier ministre, de la ministre de la Transition écologique et du ministre de l’Économie. Le président de SNCF Réseau l’est
en conseil d’administration de SNCF Réseau, sur la proposition de l’État. L’extrême droite aura donc le pouvoir de désigner qui bon lui semble.

Lorsque nous sommes salariés en responsabilité vis-à-vis de collectifs de travail
Nous ne tolérons pas le racisme, la discrimination, la misogynie et l’homophobie.
La CGT Cheminots et son Union fédérale des cadres et maîtrises ne sont pas neutres. Les politiques macronistes ont fracturé notre entreprise, dans un processus de privatisation. L’inquiétude est grande parmi le personnel. Les dysfonctionnements et les gâchis se multiplient. Cette politique veut opposer les uns avec les autres. Ne nous trompons pas d’adversaire !

Sans être la réponse à nos revendications, le programme du Nouveau Front populaire nourrit des espoirs sur les questions sociales et vis-à-vis de la SNCF, notamment pour l’avenir de Fret SNCF et des petites lignes, et pour la mise en place d’un plan rail.
Le patronat et la finance sifflent à nouveau l’air de tout sauf le Front populaire. Ils s’amusent à faire peur, agitant les menaces de mauvaises retombées économiques.
La CGT est et restera indépendante vis-à-vis des partis politiques et des gouvernements. Demain, quelle que soit la couleur du gouvernement, il nous faudra lutter pour nos droits face aux forces réactionnaires régressives. La CGT mènera le combat avec toutes les forces progressistes. Chacun dans sa partition devra prendre ses responsabilités.

Cheminots citoyens, porteurs de justice, d’égalité
et de solidarité, soyons à la hauteur de notre époque !

POUR LA DÉFENSE DE NOS DROITS ET DE NOTRE HUMANITÉ,
AFFIRMONS NOTRE DÉTERMINATION !

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LES MAÎTRISES ET CADRES MANIFESTENT POUR LE SERVICE PUBLIC !

28 mai : manifestation nationale à Paris

| Fédération

Les politiques libérales européennes ont permis aux États, dont la France, d’engager la privatisation des compagnies publiques « historiques » : concurrence, sous-traitance et moins-disant social.

Le 28 mai 2024, manifestons ensemble pour un service public ferroviaire qui réponde aux besoins de la Nation et qui respecte les cheminots.

Rendez-vous 12h00 place d’Italie à Paris !

Le patronat ferroviaire acteur de la libéralisation

Face aux besoins d’investissements, la concurrence ne s’installe pas naturellement. Alors, les tenants de la concurrence libre et non faussée imposent, via les États :

  • La séparation étanche du réseau et des gares ;
  • Le morcèlement du trafic ferroviaire en marchés ;
  • Une concurrence au travers de filiales étrangères ou intérieures des entreprises nationales ;
  • Des circuits financiers comme le fonds de concours1 pour épargner les entreprises privées.

Cette politique est extrêmement coûteuse car il faut démultiplier les structures. Donc les libéraux imposent le moins-disant social via une Convention Collective d’un niveau de garanties très inférieur qui dérèglemente les droits des cheminots.

Elle met en concurrence les cheminots entre eux.

Le président JP. Farandou ne cache plus que le recours aux filiales a pour objectif de ne pas appliquer le temps de travail SNCF (nombre de repos et congés supprimés, flexibilité de repos et de l’astreinte, temps de travail accru etc.) au détriment de la mutualisation.

La recherche de cash pousse la Direction à vendre :

  • Systra (filiale en ingénierie ferroviaire avec la RATP) ;
  • Akiem (filiale de location de locomotives SNCF) ;
  • Ermewa (filiale de location de wagons) à des fonds financiers peu scrupuleux.

…mais aussi les immeubles, les emprises ferroviaires à des promoteurs.

La logique de profit prend le pas sur l’aménagement du territoire : La radiation de rames TGV a permis la diminution de dessertes, la concentration des trafics sur LGV au détriment des prix (Yield) et du confort (correspondances obligatoires et approximatives). C’est le TGV business !

Le trafic de marchandises est divisé par 2 en 20 ans et nécessite des aides. Fret SNCF est liquidé pour tenir à flot les entreprises privées. Le réseau est en dégradation, pendant que les régions construisent des ateliers TER et achètent des rames pour chaque bout de lots !

Cela ne peut pas marcher et cela ne marche pas : le ferroviaire est un système rigide et têtu !

IL FAUT RENATIONALISER LE FERROVIAIRE en intégrant toutes les entreprises, les sous-traitants et prestataires.

Un impact sur le travail des ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise

Dans l’organisation néolibérale du travail, les technologies servent la programmation et le contrôle du travail dans ses procédures et dans ses résultats. Quel que soit le niveau d’expertise, le patronat veut des salariés, quel que soit le collège, facilement interchangeables, sans prise en compte des qualifications, savoir-faire et expériences.

Le travail se déshumanise. Pour les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise, les objectifs sont fixés principalement pour générer des dividendes. Cette financiarisation des entreprises procède par objectifs quantitatifs de court terme, incompatibles avec le développement humain et durable : elle tue le travail et tue au travail.

La réalisation des objectifs est devenue le seul critère d’évaluation des encadrants. Beaucoup en perdent alors la finalité de leur production : faire fonctionner le système ferroviaire. Cette forme de contractualisation pousse au présentéisme et se traduit, de fait, par une exigence de disponibilité. Il faut tout le temps recommencer, ce n’est jamais fini, avec un effondrement de la confiance en soi.

Exigeons un Statut du travail cheminot

Le ferroviaire nécessite des métiers, des connaissances et des savoir-faire. Nous ne pouvons plus les laisser se volatiliser. Les politiques de la direction sont coupables et irresponsables !

Ce Statut doit permettre les parcours professionnels, la reconnaissance des expériences et des diplômes, de tenir compte de l’exigence du service public et prendre soin de notre santé. Il doit permettre aux agents, notamment les encadrants qui sont à la fois vecteurs et victimes, de sortir d’une précarité personnelle induisant fatigue, épuisement et surmenage.

Aujourd’hui, les directions usent de tous les artifices pour ancrer leur emprise sur les maîtrises et cadres. Elles masquent leur système hyper directif par la communication et les éléments de langage obligatoires. La fausse autonomie, les séminaires en tous genres, le brainstorming et autres tchats donnent l’illusion d’être co-constructeurs…

Reprenons la main sur le travail

L’entreprise publique doit être un outil pour le transport écologique des citoyens et des marchandises. Elle doit permettre d’investir massivement dans les infrastructures de transports. Plutôt que de mettre les opérateurs des réseaux en concurrence, créons la coopération européenne en s’appuyant sur des entreprises publiques.

Réapproprions-nous l’organisation de la production ferroviaire en recréant des collectifs de travail !
L’objectif de l’UFCM-CGT est de sortir les ICTAM d’une posture de relais des orientations patronales, avec un devoir de réserve, dans laquelle le patronat cherche à les enfermer.

Le 28 mai, Ingénieurs, Cadres, Techniciens, Agents de Maîtrise, que nous soyons fonctionnels, encadrants, prescripteurs, opérationnels, revendiquons pour nos salaires, nos emplois, notre temps de travail !

Manifestons pour le ferroviaire et pour nos conditions de vie et de travail !

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SNCF RÉSEAU : SOUS-TRAITANCE DE L’ÉTHIQUE, TACTIQUE SYSTÉMATIQUE !

Risques psycho-sociaux

| Fédération

La CGT des Cheminots et la CFDT Cheminots dénoncent l’instrumentalisation des enquêtes des cabinets dits « extérieurs » dans le cadre des procédures disciplinaires et droits d’alerte. L’utilisation de ces cabinets, et en particulier le cabinet NAYAN, est une dérive d’usage de l’entreprise qui n’est pas sans conséquence sur les salariés, ni sur le travail de leurs représentants.

La direction de la SA Réseau a recours quasi systématiquement à des cabinets extérieurs dits indépendants afin de réaliser des enquêtes lors de signalements liés aux risques psycho sociaux. Les enquêtes réalisées par ces cabinets semblent souvent des enquêtes à charge servant de levier méthodique pour une sanction disciplinaire.

Le principe du contradictoire n’y est pas respecté, et le salarié se retrouve souvent isolé dans un cadre méthodologique et réglementaire flou et manquant grandement de transparence.

Ces enquêtes prennent la plupart du temps la forme d’entretiens qui sont perçus par bon nombre de salariés comme des « interrogatoires » et qui peuvent durer plus de 3h, sans possibilité de se faire accompagner par un représentant du personnel de leur choix.

Ces enquêtes sont rarement très objectives et nous pouvons également nous interroger sur leur indépendance réelle : la lettre de mission émane de la direction et c’est elle qui rémunère le cabinet extérieur. Ces lettres de mission ne sont pas fournies aux représentants du personnel. Nous constatons également d’un cabinet à un autre que la qualité des consultants est vraiment aléatoire et peut gravement nuire aux conclusions des enquêtes réalisées.

Ce procédé devenu quasiment systématique semble principalement utilisé pour que la direction ne puisse se voir reprocher de manquer à son obligation de prévention des risques professionnels, conformément à un arrêt de la cour de cassation de 2019 qui a jugé que « L’absence d’enquête interne après la révélation d’un harcèlement constitue une violation par l’employeur de son obligation de prévention des risques professionnels qui cause un préjudice à l’intéressé même en l’absence de harcèlement ».

Il apparaît également que lors du dépôt de droits d’alerte par des élus CSE, le choix a de nouveau été fait de mandater le cabinet Nayan, au détriment d’une enquête commune telle que prévue par le code du travail.

La CGT Cheminots et la CFDT Cheminots ne peuvent pas tolérer cette méthode qui va à l’encontre même des prérogatives des élus et des représentants du personnel et donc des droits des salariés.

L’inspection du travail, également saisie du sujet, a abondé dans ce sens, en rappelant dans un courrier qu’une enquête suite à droit d’alerte ne pouvait en écarter les signataires.

De plus, plusieurs salariés ayant participé à ces enquêtes ont indiqué se sentir intimidés par les conditions d’entretien et ne se sentiraient pas libres de s’exprimer sous peine de représailles. Ils estiment que l’entretien serait mené à charge pour certains salariés du collectif. Ces avis doivent être entendus et pris en compte.

La direction de l’entreprise profite du fait que le cadre réglementaire concernant les cabinets externes est une « zone grise ».

Le cabinet Nayan précité par exemple, a déjà été écarté par d’autres entreprises suite à la dénonciation de ses méthodes par des représentants du personnel (notamment dans l’entreprise Orange) car « nombre de salariés sortaient des entretiens avec les experts de cabinet dans des états émotionnels inadmissibles et les conclusions des enquêtes omettaient certains éléments remontés par les salariés »

Un licenciement a également été reconnu comme nul et sans cause réelle et sérieuse du fait de la légèreté de force probante du rapport de ce cabinet.
Cela doit conduire la direction de SNCF Réseau à interrompre immédiatement le recours aux cabinets extérieurs, arrêter toutes les enquêtes en cours ainsi qu’à détruire l’ensemble de leurs productions écrites.

POUR LA CGT CHEMINOTS ET LA CFDT CHEMINOTS
LES ENQUÊTES DOIVENT ÊTRE MENÉES IMPARTIALEMENT,
ET LES REPRÉSENTANTS DU PERSONNEL Y ÊTRE ASSOCIÉS DANS L’INTÉRÊT DES SALARIÉS, LA DIRECTION DOIT Y VEILLER !

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GESTIONNAIRES DE MOYENS, REPRENONS LA MAIN SUR NOTRE MÉTIER !

Pétition

| Maîtrise et cadres UFCM

Le déploiement à marche forcée des outils numériques (Orion, Oscar, Progrès, Score, ORP, Hastus) et les réorganisations successives des bureaux de commande ou autres centres opérationnels ont sérieusement dégradé le métier et les conditions de travail des gestionnaires de moyens.

Leur quotidien est saturé de tâches « parasites » liées aux dysfonctionnements des outils, aux platesformes de commande de taxis « ubérisés », aux adaptations permanentes des journées en opérationnel, aux formations de cheminots en reclassement ou en contrat précaire et plus encore à l’utilisation d’une multitude d’outils de communication numérique comme Avaya, Teams, SMS, téléphone, e-mail, etc.

La désorganisation amorcée par les réformes successives a créé des « tubes étanches » entre les différents services, engendrant des tâches supplémentaires responsables de l’augmentation des risques psychosociaux.

Les spécialisations par produit, voire par ligne, se conjuguent avec une polyvalence imposée de plus en plus débridée : commande d’ADC, de cheminots sédentaires et/ou d’ASCT, tenue d’astreinte, réglementations différentes, etc.

Dans le même temps, les parcours professionnels et les possibilités de déroulement de carrière se réduisent, et la perte de sens du travail gagne du terrain.

Pour la CGT, il devient urgent de reprendre la main et d’exiger la reconnaissance du métier de gestionnaire de moyens.

JE SIGNE CETTE PÉTITION :

POUR des outils numériques fonctionnels et adaptés ;
POUR des effectifs suffisants dans les bureaux de commande et les centres opérationnels ;
POUR l’amélioration des roulements 3X8 avec des périodes courtes et l’augmentation du nombre de week-ends ;
POUR l’attribution de l’indemnité de saisie de 70 euros pour tous les GM ;
POUR la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes pour les postes à relève ;
POUR l’attribution d’une indemnité pour les agents chargés des formations au poste de travail ;
POUR un parcours professionnel prenant en compte les examens et l’ancienneté ;
POUR des passerelles entre les métiers ;
POUR un retour à la proximité sur les sites en front-office.

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DONNONS DU SENS AU TRAVAIL !

Gestionnaire de moyens

| Maîtrise et cadres UFCM

Le déploiement à marche forcée des outils numériques et les réorganisations successives des bureaux de commande ou autres centres opérationnels ont sérieusement dégradé le métier et les conditions de travail des gestionnaires de moyens.

Pourtant essentiel à la production ferroviaire, le métier de gestionnaire de moyens n’a jamais été reconnu à sa juste valeur. Depuis la mise en place de l’accord Classifications et Rémunérations, le métier de GM est repris dans le guide des emplois-types dans la famille professionnelle « Production ferroviaire », identifié « gestionnaires de moyens humains et matériels » associé à cinq emplois-repères.

Chaque activité a besoin de GM pour assurer la conception des plans de transport et l’organisation de la production humaine et matérielle en adéquation avec les besoins.

Le résultat de la séparation par activité a sclérosé le métier avec des objectifs différents, surtout financiers, qui prennent le pas sur la production. Les cheminots sont confrontés à une entreprise fracturée par cette politique et cela a un impact direct sur l’exercice du métier. C’est pourquoi un groupe de travail spécifique Gestionnaire de moyens s’est tenu le 03 avril dernier.

La CGT rappelle qu’un·e gestionnaire de moyens doit maîtriser l’ensemble de la chaîne de production pour répondre aux défis de la sécurité, des conditions de travail et de la réalisation d’un service public de haut niveau attendu par les usagers et les chargeurs.

Actuellement, ils-elles sont dédié·e·s par produit, voire par ligne. Cela se conjugue avec une polyvalence imposée de plus en plus débridée : commande d’ADC, de cheminots sédentaires et/ou d’ASCT, tenue d’astreinte, réglementations différentes. Toutes les missions qui leur étaient dévolues disparaissent, les réduisant au simple rôle d’opérateurs de saisie des données sur des logiciels défaillants.

La CGT rappelle qu’elle n’est pas opposée à l’évolution technologique, si elle permet d’améliorer les conditions de travail et ne détruit pas les métiers et l’emploi.

La CGT exige donc des embauches et des formations au métier de gestionnaire de moyens, que ce soit sur les plates-formes de commande, sur les centres opérationnels ou sur les sites de conception, afin de permettre des parcours professionnels et des possibilités de déroulement de carrière.

Pour Lire les témoignages de GM : Télécharger le tract complet ci-dessous

La CGT revendique :

  • des effectifs suffisants dans les bureaux de commande et les centres opérationnels ;
  • des outils numériques fonctionnels et adaptés ;
  • l’amélioration des roulements 3×8 avec des périodes courtes et l’augmentation du nombre de week-ends ;
  • l’attribution de l’indemnité de saisie de 70 euros pour tous les GM ;
  • la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes ;
  • l’attribution d’une indemnité pour les agents chargés des formations au poste de travail ;
  • un parcours professionnel prenant en compte les examens et l’ancienneté pour des passerelles entre les métiers.

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOTS DE LA FILIÈRE GESTIONNAIRE DE MOYENS À SIGNER ET FAIRE SIGNER LA PÉTITION. CELLE-CI DOIT PERMETTRE D’INTERPELLER LA DIRECTION DANS LES PROCHAINES SEMAINES SUR LA BASE DE NOS REVENDICATIONS.

 

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