Fédération CGT des Cheminots


« INOUI », PAS QU’UNE HISTOIRE DE NOM !

| Tract

La Direction de la SNCF a présenté officiellement à la presse, ce jour, sa nouvelle stratégie en matière de grande vitesse.
Stratégie mûrie depuis de longs mois et qui va bien au-delà d’un changement de nom, de look et d’évolution de services à bord.

Sous couvert de faire la différence entre un voyage en TGV Ouigo et un voyage en TGV et de se préparer à une éventuelle ouverture à la concurrence, nos dirigeants, en accord avec le Ministère de tutelle, ont décidé de gommer toutes références à l’histoire du service public ferroviaire. Ils ont ainsi décidé de supprimer les termes SNCF et TGV, bien de la Nation pour lequel l’entreprise et ses salariés subissent encore aujourd’hui le poids de l’endettement financier.

C’est un programme industriel et de services qui concernera l’ensemble des cheminot-e-s qui travaille au sein et pour la branche Voyages. Il est prévu être déployé jusqu’à la fin 2019, année au cours de laquelle l’ensemble des rames TGV sera à l’effigie et au standard de confort et de services digitaux d’« InOui ». Son déploiement devrait se faire au rythme du déploiement des portiques « anti-fraude » et aura une incidence forte sur les métiers d’escale et d’ASCT, dixit le Président de la SNCF.

La Direction a aussi annoncé vouloir transformer le nom du site Voyages-sncf.com en Oui.sncf et celui de la branche Voyages en branche Oui qui regrouperait l’ensemble des services voyageurs : OuiCar, OuiBus, Ouigo et « InOui ».

Nous sommes face à un projet qui dépasse largement le cadre du marketing et de la communication et qui modifie l’ensemble des repères des agents, des usagers et de la population.

La volonté de la Direction est, avant toute chose, de séparer encore un peu plus les cheminot-e-s les uns des autres pour mieux anticiper une éventuelle privatisation et vente à la découpe.

Alors qu’au quotidien, les cheminot-e-s sont de plus en plus confrontés à l’expression du mécontentement des usagers et des populations face aux nombreuses fermetures de guichets, suppressions de trains, modifications d’horaires et de dessertes, la mise en place de l’EAS, etc., la Fédération CGT des Cheminots et ses militants auraient préféré que la Direction réfléchisse et investisse pour apporter des solutions pour améliorer les conditions de transports et les conditions de travail des agents.

La CGT continuera à dénoncer, à s’opposer par la mobilisation aux agissements néfastes de la Direction SNCF. C’est tout le sens de la semaine de mobilisations et d’initiatives locales et régionales du 23 au 30 juin 2017 pour défendre et développer le service public ferroviaire et l’entreprise publique SNCF.

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DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

| Équipement

Résonances, Sécufer, STI OPE et Optimum sont autant de projets qui vont modifier profondément les métiers à l’Équipement. Les conditions de travail n’ont jamais été aussi détériorées. Pour la CGT, il devient urgent d’agir.

La CGT a rencontré ces derniers jours, à plusieurs reprises, la direction de l’entreprise. Tout d’abord, dans le cadre d’une première audience concernant la STI OPE, qui vient modifier le niveau d’exigence pour les entreprises et les personnels en charge de la sécurité ferroviaire, nous demandions la liste des emplois repères, le nombre de cheminots concernés par la suppression d’une ou plusieurs TES et TSAE et le nombre de cheminots concernés par les TCS. La Direction ne nous apportait aucune réponse, prétextant l’absence du texte national applicable. Elle confirmait l’abrogation de 95 % des textes de sécurité.

Une seconde rencontre s’est tenue le 10 mars, lors du comité de suivi de la réinternalisation, avec un exercice d’autosatisfaction de la part de l’entreprise. Avec ses 150 postes réinternalisés, elle compte tenir en haleine la CGT. Elle se trompe !

Concernant la rémunération, rencontrer aujourd’hui de jeunes cheminots du service électrique formés en un an et avec un salaire de 1 400 euros n’est pas rare. Avec la fin du statut, il est maintenant possible pour la Direction de sous-payer ses salariés. Pour rappel, au statut, cet agent aurait été embauché au-dessus du Smic et aurait eu un véritable déroulement de carrière. La grille unique que la CGT revendique aujourd’hui est une évidence pour contrer ce dumping social organisé !

Concernant l’emploi, les 400 emplois supplémentaires obtenus en 2024 n’ont pas été réalisés. Pour rappel, nous sommes 26 250 (chiffre de 2024), contre 26 589 (en 2023). La baisse des effectifs se poursuit. Pour la CGT, la situation est alarmante. Les collectifs de travail sont tous sous-dimensionnés. Certains le sont à hauteur de 50 %. Pourtant, la production se fait, mais dans quelles conditions ? La Direction sous-traite à plus de 50 entreprises la sécurité. Elle casse nos collectifs pour mieux vendre la sécurité.

La CGT revendique la réinternalisation de l’ensemble des missions de sécurité et pour cela l’embauche de 3 000 cheminots à la Voie.

L’externalisation coûte cher ! Mais elle a une autre face aussi néfaste : elle engendre et contribue à la perte des compétences. Des établissements sont en train de réfléchir à reformer de jeunes embauchés (4 à 5 ans d’ancienneté) car n’ayant pas ou peu pratiqué, ils n’ont engendré aucune expérience. Nous le rappelons, encadrer des entreprises n’est pas un métier.

Cette perte des savoirs organisée est un réel danger ! Nous rappelons qu’aucun cheminots ne sera épargné par cette logique destructrice du groupe public unifié.

Les cheminots sans maîtrise, sans ces connaissances emmagasinées par la pratique, pourraient ne pas rentrer dans les plans des futurs donneurs d’ordre. De plus, ces faibles rémunérations démontrent que, aujourd’hui déjà, ces cheminots ne comptent pas beaucoup aux yeux de l’entreprise.

Pour la CGT, la prise de conscience devient urgente. Le « rien ne change » des directions n’est qu’un mirage. Que ce soit dans les fonctions transverses avec des suppressions d’effectifs conséquentes, dans l’encadrement avec un mal-être grandissant qui s’installe ou avec les incidents sécurité en augmentation en ce début 2025, pour la CGT, il convient de relever la tête et de ne plus subir… ne plus subir le tout-EVS, qui fait que certains cheminots dérogent aux règlements sécurité. Les cas sont connus et nombreux. Nous rappelons que tout écart peut entraîner de graves dérives. Elles peuvent coûter très cher en cas d’accident.

La CGT appelle les cheminots de l’Équipement à se mobiliser partout et à s’inscrire dans les actions locales pour gagner sur nos revendications !

Pour la CGT, il convient de s’organiser et de revendiquer :le recrutement de 9 000 emplois à l’Équipement pour tous les services ;

  • la réinternalisation des missions de sécurité ;
  • une véritable politique de réinternalisation afin de conserver et renforcer les compétences ;
  • la prise en compte de la pénibilité pour l’ensemble des métiers avec astreinte et travail de nuit ;
  • de réelles mesures améliorant les conditions de travail.

NOUS NE CAPITULERONS PAS !
AVEC LA CGT POUR L’AVENIR DE NOS MÉTIERS ET POUR UN SERVICE PUBLIC DE QUALITÉ !

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VIENS CALCULER TA PRIME TRACTION CGT !

| Traction

Depuis des années, la CGT dénonce une prime de traction injuste et obsolète. Parce que la CGT est force de proposition, elle porte un projet de prime de traction revalorisée, juste et équitable pour tous.

C’est pourquoi un calculateur de prime de traction, sur la base des revendications CGT a été mis au point par le collectif national traction. Ce calculateur est mis à disposition dans chaque dépôt afin que tous les ADC puissent mesurer concrètement la nécessité d’agir pour gagner une refonte et une revalorisation de cette prime pour tous, quelle que soit l’activité. Nous invitons donc tous les conducteurs à se rapprocher d’un délégué CGT afin de venir calculer leur prime de traction !

 

CONDUCTEURS STATUTAIRES ET CONTRACTUELS, TOUS GAGNANTS !

Ce projet CGT permet :

  • La revalorisation de l’ensemble des primes de traction,
  • La simplification du mode de calcul,
  • La réduction des écarts entre les roulements en revalorisant les primes les plus basses comme les plus élevées,
  • Une garantie salariale plus importante en cas de SU, maladie, inaptitude temporaire etc.

De plus, la Fédération CGT des Cheminots revendique la mise en place d’une grille unique salariale pour tous les cheminots, garantissant la reconnaissance des savoirs et savoir-faire, un déroulement de carrière automatique et un salaire minimum sans diplôme et sans ancienneté de 2 000 €.
Aujourd’hui, les conducteurs contractuels, qui vont devenir majoritaires dans les prochaines années, ne perçoivent pas la même rémunération pour un même métier et une même qualification.

CONDITIONS DE TRAVAIL DÉGRADÉES

Actuellement, la spécialisation par produit, les aléas de production (PTA, Stop circulation, travaux), la filialisation, voire le transfert dans des entreprises ferroviaires privées dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, nécessitent de sécuriser une rémunération de haut niveau.
Dans ce cadre, la direction continue de développer ses logiciels de commande en maximisant la productivité, dégradant ainsi les roulements, et donc les conditions de travail au quotidien.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE
TOUS LES CONDUCTEURS
À SE PRÉPARER À LA GRÈVE
DANS LES JOURS ET SEMAINES À VENIR.

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LA CGT REJETTE LE PERMIS DE LICENCIER

Convention collective nationale

| Les conditions sociales

Le patronat de la branche ferroviaire (UTPF) souhaite un accord pour faciliter et accélérer le licenciement des cheminots déclarés en inaptitude sécurité.

La CGT s’y oppose et exige des mesures pour de meilleurs parcours professionnels et une garantie de l’emploi.

La CGT revendique un nouveau statut pour tous les cheminots de la branche (Nouveau Statut du Travailleur Cheminot).

L’UTPF tente systématiquement de se servir de la convention collective nationale (CCN) pour abaisser les droits des cheminots. Cette fois, elle s’attaque aux cheminots déclarés en inaptitude sécurité.

Le Code des transports impose au patronat de mettre en place des garanties en matière de maintien de rémunération et de reclassement pour les agents de conduite en inaptitude sécurité. Dans ce cadre, l’UTPF a engagé des discussions pour un accord dans la branche ferroviaire.

Pour la CGT, le sujet dépasse largement les seuls agents de conduite. Plus de 80 000 cheminots réalisent des missions de sécurité et sont susceptibles d’être « descendus » de sécurité.

Tous les cheminots devraient donc pouvoir bénéficier de garantie en matière de sécurisation de l’emploi, de rémunération et de parcours professionnels.

Pourtant, dans son projet d’accord, l’UTPF refuse de lister exhaustivement les métiers concernés afin de ne rien imposer aux employeurs et laisser les cheminots sans aucune garantie.

LE PATRONAT NE VISE QU’À LICENCIER LES CHEMINOTS EN INAPTITUDE SÉCURITÉ

Pour l’UTPF, un cheminot qui ne peut plus réaliser le métier pour lequel il a été recruté n’a plus rien à faire dans le ferroviaire. Cela vaut pour les agents de conduite comme pour tous les autres cheminots qui réalisent des missions de sécurité.

Ainsi, l’UTPF considère qu’un cheminot déclaré en inaptitude sécurité doit être dirigé vers une inaptitude au travail, et donc une procédure de réforme pour les cheminots statutaires ou le licenciement pour les cheminots hors statuts.

Elle ne propose aucune garantie de démarche de reclassement. Pour les agents de conduite en inaptitude temporaire, ils ne disposent que d’un maintien de rémunération, très en-deçà de ce qui existe déjà aujourd’hui pour la plupart des cheminots.

Nul ne doute que certains employeurs, et notamment la direction de la SNCF, sauront rapidement s’aligner sur le moins disant.

UN ANTIDOTE : LE NSTC POUR TOUS LES CHEMINOTS

Avec le concours de certaines organisations syndicales, le patronat s’évertue à dégrader les conditions sociales des cheminots pour alimenter un dumping social, moteur d’une ouverture à la concurrence tous azimuts.
Alors que certaines organisations syndicales proposent au patronat de majorer les primes de licenciement, acceptant de fait la procédure en cas d’inaptitude, la CGT a exigé l’ouverture de négociations pour un Nouveau Statut du Travailleur Cheminot (NSTC).

Un nouveau Statut avec des garanties et de nouveaux droits en matière de formation, de sécurisation de l’emploi et de parcours professionnels, de salaires, de logement, d’activités sociales et culturelles, etc.

ENSEMBLE, EXIGEONS DE NOUVEAUX DROITS POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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LA DIRECTION NE NÉGOCIE PAS, LA CGT APPELLE LES ASCT À LA GRÈVE !

| Trains

La Fédération CGT des cheminots a déposé une DCI spécifique ASCT pour laquelle elle a été reçue le 18 mars dernier et a formulé les revendications d’une CAA améliorée, la refonte et la revalorisation de la prime de travail ASCT, ainsi que des mesures sur l’organisation du travail au quotidien.

Au vu du niveau des réponses apportées, la Fédération CGT dépose un préavis de grève !

LA CGT VEUT AMÉLIORER LA CAA

Alors que le conclave cher à François Bayrou a pris l’eau, la CGT réaffirme que cette réforme doit être abrogée et qu’il est plus que jamais nécessaire d’améliorer l’accord signé en avril 2024.

La CGT revendique un projet visant à consolider et améliorer la spécificité ASCT avec une CAA allant jusqu’à 78 mois.

La CGT, fidèle à ses positions lors du conflit des retraites et lors de l’accord CAA, réaffirme que le sujet de l’allongement des carrières n’est pas clos !
PÉNIBILITÉ : LE COMPTE N’Y EST PAS !

La CGT revendique l’élargissement des emplois-repères à pénibilité avérée et la réécriture du référentiel GRH 938 qui a des incidences néfastes pour les ASCT.

Si la direction prétend écouter nos revendications, elle n’entend pas réinstruire le dossier « fin de carrière ». Pour elle, le sujet est clos, la spécificité ASCT a, pour elle, été confirmée.

LA CGT EXIGE LA REFONTE ET LA REVALORISATION DE LA PRIME DE TRAVAIL

Ce projet CGT date du 7 juillet 2021, il est conforté par la pétition CGT et les signatures de 4 632 ASCT. Cette revendication est plus que jamais d’actualité au vu de l’annonce de l’absence de NAO sur les salaires en 2025, alors même que la direction annonce des résultats financiers importants…

La proposition CGT basée sur la fusion S1/S2 et la création d’une nouvelle rubrique visant à la reconnaissance et à la technicité du métier permettrait une hausse substantielle (+170€ mensuels) et pérenne de la rémunération des ASCT.
Si la direction juge juste et cohérente notre proposition, elle affirme que la temporalité ne permet pas d’ouvrir des négociations (contexte intérieur et extérieur, concurrence, équilibre entre cheminots…).

ORGANISATION DU TRAVAIL : DE DÉGRADATION EN DÉGRADATION…

Les affres des outils SCORE sur les axes TGV et HASTUS au TER entraînent un mécontentement général. SCORE devient un cauchemar tant il attaque les conditions de vie, au-delà des conditions de travail. En ce sens, les NR (autrefois variantes) ne respectent plus les repos récupérateurs à domicile. Les exemples sont légion et alimentent la colère.

Aussi, la CGT estime que la direction doit agir. Des engagements visant à paramétrer l’outil doivent être pris. En ce sens, la CGT a identifié plusieurs leviers qui seraient de
nature à faire baisser la tension en respectant les conditions de vie des ASCT (respect PS/FS, du midi/midi, montage des JS avec RHR…). La CGT a fait la proposition d’un GT de l’instance métiers Bord dont le contenu doit pouvoir être élargi à ces sujets.

Si la direction a, semble-t-il, entendu la proposition CGT de mettre en place un groupe de travail sur le thème de l’organisation du travail, elle n’en communique ni la date, ni la
présence des décideurs et donneurs d’ordre. Si elle annonce la mise en place d’actions
sur la prévisibilité, leur identification est, à ce jour, obscure.

La CGT prend acte de l’attentisme de la direction sur les revendications exprimées. Aussi, après avoir partagé avec ses structures et ses militants les réponses apportées, la CGT dépose un préavis de grève national ASCT à compter du 10 avril 19h pour une première séquence qui doit être massive !

LA CGT APPELLE À LA PARTICIPATION
DU PLUS GRAND NOMBRE D’ASCT
AUX AG QUI SERONT ORGANISÉES
LE 11 AVRIL 2025 POUR DÉCIDER DES
PROCHAINES SÉQUENCES DE MOBILISATION !

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AMBITION CHEMINOTS TÉLÉCONSEILLERS !

RCAD

| Exploitation

La direction a lancé un projet dont l’échéance est fixée au 1er juin 2025. Celui-ci consiste à rattacher les cheminots des RCAD dans 4 UO pilotées par la direction nationale TGV Intercités.
Pour la CGT, ce projet ne doit en aucun cas remettre cause les conditions de vie et de travail des près de 700 cheminots qui exercent dans ces services 7 jours sur 7.

L’année 2024 a été marquée par plusieurs conflits sociaux portés par la CGT dans les centres RCAD. En effet, la mise en place chaotique de l’outil SOLAR, les conditions de travail dégradées et la part trop importante d’externalisation, sous le prétexte de transfert au débord, ont suscité de la colère et des exigences fortes.

Durant cette même période, la direction a décidé de lancer un projet de réorganisation avec le slogan désormais bien connu : « rien ne change ». À quelques semaines désormais de la mise en place de cette nouvelle organisation, rien n’est moins sûr…

CHAMPIONS DE L’EXTERNALISATION ET DU DÉCOUPAGE

Alors que la principale ambition affichée de ce projet est de « devenir les champions de la relation client à distance face à la concurrence », la part d’externalisation des missions ne cesse d’augmenter. Pour exemple, la part de l’activité Loisirs externalisée est d’environ 50 % ! Pire, nous constatons qu’au-delà de l’affichage « rassurant » de la direction, elle n’hésite pas à envoyer les appels au Maroc sur l’activité de la ligne d’urgence des personnes en situation de handicap de 21h00 à 7h00, tout en créant les conditions de l’automatisation des prestations PSH sur les sites de Paris Nord, Dunkerque et Lille. Ces prestations sont gérées par l’agence RCAD de Longueau, rattachée à Gares & Connexions depuis 2024.

La CGT porte la revendication de la ré-internalisation de la charge de travail. Mais de son côté, la direction poursuit sa course au dumping social.

UNE RÉORGANISATION SOUS SURVEILLANCE

Le projet « Ambition RCAD » porte de nombreuses zones d’ombre qui ont amené les élus CGT dans les CSE à déposer des expertises, dont les conclusions sont prévues en avril.

Les risques psychosociaux sont évidemment au coeur du dossier, avec des craintes sur l’évolution des horaires de travail, l’éloignement des CPS et services RH, la polyvalence et une dégradation des conditions de travail. De plus, l’avenir de certains sites est clairement posé. Ainsi, le site de Clermont ne serait pas rattaché au projet, tout en continuant de prester pour l’activité TGV-Intercités, mais sans avoir de ligne stratégique et humaine.

RENFORCER LA FIERTÉ, L’ENGAGEMENT ET DIMINUER L’ABSENTÉISME AVEC DES NOUVEAUX OUTILS !

Développement de l’automatisation, des outils de pilotage des ressources, expérimentation de nouvelles missions, réalisation de plan d’action contre l’absentéisme font partie des axes portés par la direction pour regagner l’engagement des cheminots. Tout un programme…

Ce projet reste cependant très évasif sur les droits des cheminots à travailler dignement. Dans de nombreuses situations, ce sont bien les conditions de travail qui sont mises en cause lors des arrêts de travail : injonctions contradictoires, pression temporelle, hyper-vision sont des motifs exprimés par les cheminots.

LA CGT PORTE L’AMBITION DE REGAGNER DE LA PROXIMITÉ !

Une délégation de la Fédération CGT composée de cheminots des RCAD de Béziers et Le Mans a été reçue par la direction TGV Intercités et ses filiales, le 18 mars, pour évoquer les sujets de représentation du personnel dans la future entité. En effet, dans cet établissement essentiellement composé de cheminots des directions centrales, les IRP se composent d’un CSE et de deux CSSCT.

Dans ces conditions, la CGT a exigé la création de comités de proximité SSCT sur l’ensemble des sites RCAD impactés par ce dossier. La CGT a également demandé d’inclure les sites de Clermont (TER), de Longueau (Assist’en gare – Gares & Co) et de l’Agence Groupes de Strasbourg.

De plus, la gestion des activités sociales n’étant pas mutualisée, puisque la CFDT – majoritaire dans ce CSE – n’est pas signataire de l’accord, les cheminots transférés perdraient l’accès aux activités sociales et culturelles de proximité proposées par les CASI, faute de financement.

Pour la CGT, la direction doit garantir aux cheminots l’accès aux activités sociales et culturelles en proximité. Cette revendication englobe d’ailleurs les cheminots amenés à être transférés dans les diverses filiales en région.

La CGT appelle les cheminots des RCAD à rester mobilisés
et à signer massivement la pétition
pour obtenir de meilleures garanties de maintien de leurs droits.

ENSEMBLE,
EXIGEONS UN NOUVEAU STATUT
DU TRAVAIL CHEMINOT !

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GAGNONS DES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES

À la SNCF, dans ses filiales et dans les entreprises de la branche !

| Les conditions sociales

POURQUOI DES ACTIVITÉS SOCIALES POUR TOUS ?

La création systématique de filiales pour répondre aux appels d’offres Voyageurs, les possibles velléités similaires quant au “Service Librement Organisé” (TGV et Intercités), le démantèlement de
Fret et sa substitution par deux filiales remettent en cause l’accès aux Activités Sociales et Culturelles des cheminots.

Ces choix conduisent à exclure des milliers de cheminots à très court terme des CASI/CCGPF et menacent l’équilibre financier déjà fragile de nombreuses structures. Il s’agit là d’une remise en cause des droits historiques pour l’ensemble des cheminots, actifs comme retraités.

  • Plus de 70 000 cheminots et ayants droit ont participé aux arbres de Noël en 2024 avec les CASI ;
  • Ce sont des milliers de repas préparés et servis chaque jour dans nos restaurants d’entreprise ;
  • Ce sont 14 000 enfants partis avec le CCGPF en colonie de vacances et près de 4 000 mini-séjours avec les CASI en 2024 ;
  • 50 000 cheminots et ayants droit partis en vacances avec le CCGPF en 2024 ;
  • 50 000 cheminots et ayants droit partis en vacances avec le CCGPF en 2024 ;
  • Ce sont plusieurs centaines de salariés qui œuvrent chaque jour au service des cheminots et de leur famille ;
  • Ce sont des centaines de clubs, associations, groupements formant les sociétés d’agents sur tout le territoire.

Il aura fallu plusieurs décennies avant de bénéficier, comme les autres salariés de ce pays, de ce droit chèrement acquis.

NOUS REVENDIQUONS :

  • Le maintien de l’accès à toutes les Activités Sociales et Culturelles pour tous les cheminotes et cheminots actifs et retraités, quelle que soit leur entreprise ;
  • L’augmentation des enveloppes travaux et restauration ; Le maintien d’une représentation démocratique décidée par les salariés, avec leurs représentants, afin de gérer les activités sociales ;
  • Une dotation à hauteur de 3 % de la masse salariale des actifs et 1 % des retraités.

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GAGNONS UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS !

À la SNCF, dans ses filiales et dans les entreprises de la branche !

| Les conditions sociales

POURQUOI UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES ?

La fin du recrutement au Statut, la transposition dans l’entreprise de l’accord classifications et rémunérations de la branche ferroviaire ainsi que la politique d’individualisation de la rémunération conduisent à creuser des inégalités salariales entre cheminots et à dégrader les conditions salariales de l’ensemble des cheminots statutaires et contractuels.

L’absence de grille salariale pour les cheminots contractuels entraine des écarts salariaux injustes et injustifiables lors du recrutement mais aussi en cours de carrière.

Les mesures annuelles d’augmentation individuelle des cheminots contractuels sont réalisées dans la plus grande opacité, sans mécanisme garantissant une progression salariale automatique et sans aucun contrôle.

La CGT exige la mise en place d’ UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES au sein de la SNCF, de ses filiales et dans les entreprises de la branche.
  • Sur un même chantier, pour un même poste, pour une même expérience et une même formation, les salaires entre cheminots contractuels sont différents.
  • Les diplômes et l’expérience ne sont pas automatiquement reconnus.
  • La progression salariale des cheminots contractuels est hasardeuse puisqu’elle n’est pas garantie et dépend d’une enveloppe budgétaire de plus en plus restreinte.
  • Les cheminots au statut voient également leur progression salariale ralentir. La fin du recrutement au statut a brisé les mécanismes d’une grille qui restait à parfaire mais garantissait une progression salariale.
Les écarts salariaux entre cheminots contractuels et cheminots statutaires en début et en cours de carrière sont symptomatiques de l’absence de grille pour les uns et d’une grille devenue inopérante pour les autres.

NOUS REVENDIQUONS :

La mise en place de la grille salariale unique ainsi que de l’échelle mobile des salaires pour tous les cheminots, avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique, la reconnaissance des diplômes et un salaire mensuel de début de grille, sans diplôme et sans expérience, de 2000 euros brut.

Une réelle augmentation générale des salaires qui intègre le rattrapage du contentieux salarial et la reconnaissance des qualifications des cheminots.

Un véritable 13e mois pour tous les cheminots.

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UN RÉGIME SPÉCIAL POUR TOUS LES CHEMINOTS !

Protection sociale et retraites

| Les conditions sociales

Les gouvernements successifs et le patronat ne cessent de saborder notre modèle social et nos régimes de retraites.

La Fédération CGT des Cheminots s’impliquera dans la riposte sociale pour une protection intégrale et un régime spécial de retraite de branche pour tous les cheminots.

En 2025, nous célébrons les 80 ans de la Sécurité sociale, un système destiné à couvrir les travailleurs et leurs familles des risques et des aléas de la vie, la maladie, les accidents, la vieillesse… Une idée moderne basée sur un principe selon lequel « on cotise selon ses moyens, on reçoit selon ses besoins ».

Jamais le patronat n’aura digéré cette progression sociale.

Ce sont les salaires et l’emploi qui, à travers les cotisations sociales, permettent le financement de cette protection solidaire et universelle.

Toutes les mesures d’exonération de cotisations sociales, y compris par la mise en place de rémunération comme l’intéressement, viennent donc gravement nuire à la Sécurité sociale.

Elles servent l’illusion du « trou de la Sécu », que le patronat et les gouvernements prétextent pour revenir sur les conquis sociaux, menacer l’accès aux soins, le régime de retraite, notre modèle social tout entier.

Les moyens introuvables hier pour les retraites semblent désormais disponibles pour des objectifs guerriers.

Les discussions en cours font apparaître des velléités d’introduction d’une dose de capitalisation dans le système de retraite à l’instar de la réforme de 2019. De plus, les intentions réitérées de ne plus réévaluer automatiquement les pensions ou encore celles de supprimer les abattements fiscaux des retraités, préfigurent d’une chute du niveau des pensions.

La CGT porte le 100 % Sécu et, dans un champ plus large, la Sécurité sociale intégrale. Les attaques contre le régime spécial des cheminots participent de l’abaissement des droits dans le cadre d’un dumping social carburant de la concurrence en grand.

L’emploi, l’augmentation des salaires et l’égalité salariale entre les femmes et les hommes sont les clés du financement de la protection sociale. Remettre en cause un de ces éléments, c’est menacer le modèle social tout entier !

Le NOUVEAU STATUT du TRAVAIL CHEMINOT porté par la CGT avec notamment une GRILLE UNIQUE des SALAIRES garantit la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire ainsi qu’une progression salariale automatique.

Par ailleurs, la direction SNCF, en imposant une assurance complémentaire pourtant non-obligatoire pour les cheminots au Statut, accélère la casse du régime spécial, de ses droits spécifiques. Elle menace les cabinets médicaux ainsi que l’accès aux soins. Les quatre signataires (Direction SNCF, UNSA, SUD-Rail et CFDT) portent donc l’entière responsabilité de la situation.

La CGT revendique l’extension du régime spécial à la branche, pour l’ensemble des cheminots ainsi que l’accès pour tous cheminots actifs et retraités aux cabinets médicaux SNCF pour la médecine généraliste et spécialiste.

ENSEMBLE, GAGNONS
UNE PROTECTION SOCIALE DE HAUT NIVEAU !

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LA FUITE EN AVANT ? OU LA DIRECTION S’ENLISE ?

Répression syndicale

| Communiqué

La répression se poursuit au sein de la SNCF. Ainsi, le Secrétaire Général du Secteur Fédéral CGT des Cheminots de Paris-Est est convoqué devant un conseil de discipline le 28 mars prochain.

Parce qu’il a « osé » lancer l’alerte sur des faits de harcèlement, de malversations, de violences physiques et verbales, de propos homophobes et sexistes, notre camarade est maintenant traduit devant le conseil de discipline en vue d’une radiation des cadres (licenciement).

C’EST INTOLÉRABLE !

La Fédération CGT conteste avec force cette stratégie du harcèlement systématique vis-à-vis de nos militant·es, précisément parce qu’ils sont adhérent·es à la CGT.

Cette fuite en avant vise manifestement à faire taire la 1ère Organisation Syndicale à la SNCF et dans la branche ferroviaire, et donc, à faire taire les cheminots qui ont fait le choix, par leur vote, de nous placer en tête des suffrages.

Tous les recours sont et vont être activés pour défendre notre camarade mais le 1er d’entre eux consiste à matérialiser notre opposition par le rapport de forces !

Le 24 février dernier, 800 camarades étaient rassemblés à proximité de la gare de l’Est. Ils ont ainsi démontré leur attachement sans condition aux libertés syndicales.

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle à élargir la contestation et être encore plus nombreux à participer au rassemblement organisé le :

Vendredi 28 mars
À 13h00
21, rue d’Alsace (gare de l’Est)

La direction doit maintenant mesurer la situation et stopper toute procédure disciplinaire à l’encontre de notre Camarade !

La direction SNCF ne pourra se contenter bien longtemps d’exercer le « monologue social », une hache dans une main et une cisaille dans l’autre.

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Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

03 mars 2025

La CGT Cheminots du Grand Est dénonce la location de rames de trains à la région PACA

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